Un enfant. Une vie. Une histoire.

Evie.


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Evie Bear.

# Posté le vendredi 12 juin 2009 18:14

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:03













_Silence, I kill you .

# Posté le vendredi 12 juin 2009 19:10

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:07













Le temps m'effacera, tout comme il a effacé mes ancêtres. Alors pourquoi dire que je suis inoubliable, ineffaçable, irremplaçable ? Je lèguerais ma place à quelqu'un d'autre. Tout est si superficiel, intemporel, éphémère qu'on ne peut rien dire qui soit valable sur une durée, ce serais s'illusionner d'un monde parfait ; ce qui est loin d'être la réalité : la perfection est une image subtile de dire l'inexistence. Arriver à regarder le monde sans illusions peut être douloureux, mais sans doute moins douloureux que d'être sur un nuage et tomber de très haut lorsqu'on s'aperçois de l'irréalité à laquelle on croyait.











Evie.

# Posté le samedi 13 juin 2009 16:37

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:27


Se mentir pour survivre. Être en contradiction permanente entre son corps et sa tête. En désaccord total avec son propre esprit. Tout ça pour arriver à être heureuse. Mais finalement, le vrai bonheur, existe-t-il ?

Evie.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 18:30

Modifié le lundi 16 novembre 2009 15:23











Assise, sur le cadran de ma fenêtre, j'admire ce paysage. Ces lumières me donnent l'impression de domination, elles venaient à moi, comme si je les attirais. C'était cette impression que j'avais, comme si le ciel tout entier m'appartenait et qu'il se rapprochait. Et ces bruits stridents qui résonnaient comme si le néant me submergeait. J'étais presque nue, dehors, j'avais froid, je tremblais, mais je suis restée pour admirer. Ces impressions là me rendaient plus forte, plus confiante, rien ne m'atteignait, ni même le froid. J'entendais les gens applaudir de ce mirage, et moi, je restais là, clouée sur ma fenêtre à contempler ce ciel noir. Toutes les fumées se sont estompées, et je me retrouve seule, face au ciel illuminé d'étoiles. Cette appartenance fût aussi éphémère que la vie, les lumières se sont éteintes. J'ai eu mon heure de gloire, et me revoilà tombée. Je ne regretterais pas, je recommencerais chaque année. Je n'avais jamais eu cette vision des feux d'artifices auparavant, mais cette fois ci, je reste éblouie par cette féérie.







Evie.

# Posté le samedi 20 juin 2009 17:50

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:27

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Nous sommes tous pareils; nous finirons tous morts.

Evie.

# Posté le lundi 22 juin 2009 12:20

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:22


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On a beau fuir, courir comme on peut, mais les poumons finissent par se vider, et le c½ur par se serrer, il faut alors s'arrêter et marcher, mais tout ce qu'on a pût fuir vient alors à nous rattraper.

Evie.

# Posté le mardi 30 juin 2009 17:53

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:26

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Je disparais. Je me rends invisible; une propre satisfaction. Devenir fantomatique. Être invisible et pourtant présente. Se rendre compte de l'hypocrisie des autres, et s'en nourrir. Vivre dans l'oubli des gens. S'autodétruire pour se rendre encore plus forte. Je n'ai jamais envisagé cela, mais à force de rester seule on s'y habitue et rejette toute relation avec le monde extérieur. Solitaire, mais pas trop. Rester en contact avec le peu de personne qui cherche à nous contacter, tels des traqueurs d'esprits. Je suis un fantôme.

Evie.

# Posté le samedi 13 juin 2009 17:15

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:29











S'allonger sur le toit en pleine nuit et se perdre parmi les cieux. S'imaginer assez libre pour pouvoir atteindre les étoiles. Apprécier les caresses du vent libertin sur son corps et savourer le goût de la solitude. Se confier au ciel par milles et unes pensées et ne se soucier de rien d'autre. Tout oublier, tout abandonner, tout effacer, au point d'oublier qui on est. Se vider.










Evie.

# Posté le mardi 21 juillet 2009 11:31

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:32


















Et ce regard qui se perd, ce c½ur qui se meurt, avez-vous vu sa souffrance ? Avez-vous aperçu son absence ? On croit pouvoir faire confiance, on croit être cher aux yeux de certains, mais cette croyance n'est que le fruit d'une imagination aussi réelle que futile. Comment pouvoir déceler la vérité parmi tant de mensonges ? On ne peut qu'espérer, mais l'espérance est l'ouverture à la souffrance. Être obligé de souffrir pour croire aux mensonges, être obligé de fuir pour ne rien affronter. Voyez comme les mots se perdent à travers ce texte, tout comme ma vie se perds à travers la lumière.











Evie.

# Posté le mercredi 22 juillet 2009 15:19

Modifié le samedi 14 novembre 2009 19:33